Au rendez-vous des Britchons
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De Guy V. : Le texte Britchons revu et corrigé par les Chaux-de-Fonniers

Vocabulaire chaux-de-fonnier d'antan et d'aujourd'hui
(source: Le Vignolan)

Beaucoup de ressemblances avec le parler " Tramelot ! "

   Il faisait sarre-nuit, j'étais marre-seul dans mon cagnard, à pétouiller dans mon frichti, quand j'entendis qu'on bringuait à la péclette. Ça faisait un chnabre du diable qui me donnait la déguille. J'avais la greulette et des étours. J'ai cru qu'il y avait un manou dans le cabeu. J'ai piqué une monture noire quand j'ai vu que c'était ce bougre de facteur. Il m'apportait une lettre qui venait des Britchons du dehors qui voulaient venir fêter le 1er mars à La Chaux-de-Fonds.
   Pas tant de simagrées que je me suis dit, j'en avais assez de faire le tcharcot toute la journée et de devoir ranger mon amingage. J'ai fini mon poutzage et mon relavage, j'ai mis la poche à soupe dans le porte-potches et j'ai fichu la patte à relaver dans le lavoir. Avec la brosse et l'ordurière, j'ai poutzé le chenit et je l'ai mis dans la caisse à balayures. J'ai donné un coup de serpillière sur les carrons et j'ai soufflé le quinquet.
   J'avais de la peine à me dégrailler, il me fallait bider et me grouiller si je voulais être prête à faire la foire avec les Britchons. Je suis partie avec mes chlarques aux pieds après avoir mis mes cafignons dans la cavette.
   J'ai cru qu'on aurait du sourièbe pour le souper, avec des gnagis et du speck ou des kneupflets cuits dans le teuflet. Ben non, on a eu de la fondue faite dans un caquelon fin neuf.

Il y en avait une de ces peufnées. C'était du machin rapicolant avec une bonne couetche pour commencer. On est pas des étouffes, qué vous, ni des mistons, encore moins des chnoilles à la Tchaux. On fait pas la pote à tout le monde et la meule pour rien.
   Je me souviens des viguetzes qu'on faisait quand j'étais jeune et que je fréquentais. On se remollait sur le canapé, on se faisait des chatouilles, on poussait des ciclées, c'était des écrasées de rire à ne plus se ravoir. Après le poussenion, on rentrait parfois par une grande fricasse, à travers des menées ou en cambrant des gouilles sur le trottoir du podium. On suçait des tablettes à la bise pour ne pas avoir le brûlant. C'était le bon temps.
   Je n'ai pas regretté d'être allée à cette fête, malgré qu'après j'ai eu les
bleus. Il y avait toute sorte de gens; des qui étaient fringués du dimanche, des qui avaient des bletzes ou des tacons à leurs culottes. Y avait des filles, c'étaient de vraies gaguis. Y a un nianiou qui a barjaqué toute la soirée. On était claqués. On est tout vigousse après des rioules comme ça, mais hélas, quand je suis rentrée dans ma tourne, j'ai trouvé tout en cupesse. Je suis alors allée me pieuter et j'ai fait une bonne tauquée.

Auteure inconnue.